Chirurgie cérébrale

Le terme « chirurgie cérébrale » est quelque peu trompeur, car l'objectif de la plupart des interventions crâniennes est d'éliminer la maladie tout en préservant au maximum le cerveau lui-même, comme l'illustre parfaitement… cas de neurocysticercose.

Grâce aux outils et services modernes, la chirurgie cérébrale est devenue plus sûre au fil du temps, mais elle ne restera jamais une intervention de routine.

Une question qui revient souvent est celle de la douleur. En général, les incisions crâniennes sont moins douloureuses que, par exemple, les interventions chirurgicales de la colonne vertébrale.

Le tissu cérébral ne possède pas de récepteurs de la douleur. De fait, nous opérons couramment des patients éveillés lors de chirurgies de l'épilepsie. Les patients parlent pendant l'opération et déclarent ne ressentir aucune douleur, même lorsque le chirurgien retire la partie du cerveau malade.

Raisons pour lesquelles vous pourriez avoir besoin d'une opération du cerveau

Les indications courantes comprennent les traumatismes (lésions crâniennes avec fractures du crâne et lésions cérébrales traumatiques), les affections vasculaires (anévrismes et accidents vasculaires cérébraux hémorragiques) ou les tumeurs (cancers du cerveau bénins, métastatiques ou agressifs).

Parmi les autres affections moins fréquentes, on peut citer l'hydrocéphalie, l'épilepsie, les infections cérébrales et les troubles du développement, notamment la malformation de Chiari.

Découvrez notre Liste non exhaustive des diagnostics cérébraux qui nécessitent fréquemment une neurochirurgie.

Comment - Quand - Quand pas.

Durant notre formation en résidence, l'un des chirurgiens seniors nous présentait le proverbial adage « les chirurgiens savent opérer, les bons chirurgiens savent quand opérer, les meilleurs chirurgiens savent quand ne pas opérer ».

La retenue réfléchie, le principe de « réfléchir d'abord », est toujours la meilleure approche initiale, même dans les situations d'urgence vitale où « chaque seconde compte ».

Des équipes expérimentées, une étroite collaboration avec les spécialistes en neurologie et en soins intensifs, ainsi qu'une grande dose d'amour et de soutien familial, constituent vos meilleures chances d'obtenir un résultat neurologique satisfaisant.

Les décisions concernant l'opportunité d'une intervention chirurgicale ou la poursuite de soins intensifs sont particulièrement difficiles en cas d'AVC majeur, de traumatisme crânien ou de cancer du cerveau. Consulter un neurochirurgien expérimenté vous permettra d'y voir plus clair quant aux options thérapeutiques à envisager.

Comment ça se passe

Les méthodes chirurgicales dépendent de la nature et de la localisation du problème. Les voies d'accès possibles comprennent l'endovasculaire, la percutanée, l'endoscopique, la mini-chirurgie ouverte, la neurochirurgie avec optimisation visuelle (chirurgie « ouverte ») ou la radiochirurgie.

Pour les cas nécessitant une intervention chirurgicale, les outils de précision comprennent le neuromicroscope, le fluoroscope, le neuroendoscope à fibres optiques, la stéréotaxie 3D et, plus récemment, les assistants robotisés.

Neurointerventionnel : Les lésions vasculaires du cerveau ou de la moelle épinière, y compris les anévrismes intracrâniens, les malformations artério-veineuses (MAV) ou les fistules artério-veineuses durales (FAVd), peuvent généralement être réparées par voie endovasculaire (neurochirurgie endovasculaire).

Craniotomie : Les lésions volumineuses ou résistantes (tumeurs cérébrales, caillots sanguins récents, infections, problèmes vasculaires complexes) nécessitent une intervention chirurgicale à ciel ouvert, car une visualisation optimale est essentielle pour une ablation en toute sécurité.

Craniectomie : L’ablation définitive d’un fragment osseux du crâne (craniectomie) est pratiquée en cas de décompression de Chiari, de malformation de la base du crâne et d’infections graves du cerveau et du crâne. L’ablation d’un fragment osseux est nécessaire en cas de compression cérébrale, comme lors d’un traumatisme ou d’un accident vasculaire cérébral. 

Cranioplastie : Après une craniectomie décompressive, la partie du crâne excisée sera conservée dans un congélateur à risque biologique et replacée en cas de survie, une fois que l’œdème cérébral aura complètement disparu, généralement plusieurs mois après la blessure initiale.

Trous de trépanation : Les collections liquidiennes superficielles, telles que les hématomes sous-duraux (HSD), peuvent être drainées par des trous percés dans le crâne. Ces trous de trépanation (de la taille d’une pièce de 10 centimes) servent également à la mise en place de drains permanents ou au prélèvement d’un fragment de tumeur à des fins diagnostiques (biopsie). De petites ouvertures sont aussi utilisées pour la chirurgie endoscopique du cerveau, comme dans le cas de… étui pour ver cérébral

Base du crâne – selon leur localisation, certaines lésions peuvent être abordées par voie nasale (transsphénoïdale) sans avoir à percer le crâne.

Affections pouvant nécessiter une intervention chirurgicale au cerveau

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Évaluation du cerveau à la clinique Cerbo